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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:44

Chronique de la « France d’en bas »

N°3

Suivant la mode des «  histoires postcoloniales d’en bas »

Voir le cas échéant mon explication dans le N°1

Hidalgo et les bobos de Paris

 

            La maire de Paris a fait voter un texte de propositions de réforme des institutions parisiennes, comme si la capitale de la France n’appartenait qu’aux Parisiens, et avant tout à ses bobos, plus soucieux de leur tranquillité et de leur confort de vie, que de ceux des citoyens de la banlieue.

            Comment accepter que la police des grands axes de circulation de la capitale, notamment ceux parallèles à la Seine, puisse passer sous le contrôle de la maire de Paris, au mépris et au détriment des intérêts et des nécessités de transport de nos concitoyens de la banlieue ?

            Paris, capitale de la France deviendrait donc la propriété des bobos parisiens ? Une conception républicaine inconcevable et  inacceptable, d’autant moins encore qu’une nouvelle métropole vient de naître !

            Paris appartient autant aux Français et aux Françaises qu’aux Parisiens, et bien sûr autant aux habitants de la banlieue parisienne.

Jean Pierre Renaud

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 10:02

A Paris, l’équipe Hidalgo met en pièces le droit de construire : plus de parkings ! Le Parisien du 6 décembre 2016, Paris page III

« La mini-révolution des immeubles sans parking »

Ou la violation du Plan Local d’Urbanisme !

 

            Hier, Madame Hidalgo loue les catacombes à la société Airbnb qui taille des croupières dans le droit et la fiscalité des locations, y compris dans l’hôtellerie parisienne, en favorisant toutes les opérations de locations au noir.

             Aujourd’hui, la maire délivre des permis de construire qui ne sont plus astreints à l’obligation ancienne de construction de parkings, une règle tout à fait sage du Plan Local d’Urbanisme, donc en violant une disposition protectrice du bien vivre parisien.

          Le but était évidemment d’éviter que les habitants des immeubles nouvellement construits, fassent stationner leurs véhicules n’importe où, ce qui est déjà, et bien souvent le cas, avec à l’évidence une aggravation de cette pollution et de cette inégalité entre contribuables, si la Ville persévère dans cette mauvaise « voie ».

         Je cite :

          « Normalement » le PLU contraint les promoteurs à créer une place de stationnement par tranche de 100 m2 . « On sait, précise jan Brossat, que cette disposition est un frein à la construction…

       Reste que la Ville n’entend pas en rester là. »Nous allons modifier le PLU en début d’année au Conseil de Paris », prévient Jan Brossat, histoire d’officialiser la tendance. »

    Moralité : la Ville viole une bonne disposition de l’urbanisme parisien, avec une conception tout à fait curieuse de la vie démocratique, puisque d’après l’Adjoint Brossat, elle serait assurée de voir cette violation entérinée par le  Conseil de Paris.

    Vraiment, une bien curieuse conception à la fois du bien vivre à Paris et du bon droit qui y est applicable !

     Les élus parisiens donnent l’exemple de l’irresponsabilité publique, tout à la fois juridique et morale.           

   Jean Pierre Renaud

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 11:09

« Anne Hidalgo s’attaque au statut de Paris »

Le Monde du 23 septembre 2015, page 7

Nouveau conflit historique en  perspective ?

 

            Le sujet est important, et j’ajouterais volontiers « capital ».

            Pour avoir servi l’Etat à Paris pendant de longues années, mis en application, à mon niveau, les deux lois importantes qui ont modifié le statut des collectivités parisiennes, et écrit deux livres sur le sujet, j’aimerais vous faire part des observations que suscitent les propositions ambitieuses de Madame Hidalgo.

            Citation du début de cette interview :

            « C’est « un très grand chantier », prédit elle. Anne Hidalgo veut fusionner la commune et le département de Paris en une seule collectivité et reconquérir la quasi-totalité des pouvoirs du préfet de police dans la ville. « A moi de porter une nouvelle étape dans l’histoire de la conquête démocratique de Paris, qui ne fasse plus peur à l’Etat central » confie au Monde la maire (PS) de la capitale. »

            Avant de faire un petit  rappel historique sur le statut de la capitale tiré du livre « Paris un Etat dans l’Etat ? » (1993), pourquoi ne pas se poser la question préliminaire de savoir s’il s’agit d’un problème de démocratie parisienne, de démocratie métropolitaine, ou plutôt de démocratie française, étant donné le rôle de la capitale dans le fonctionnement des institutions démocratiques de la France ?

            Dans l’introduction de ce livre :           

          … « Il se pose beaucoup de questions, souvent très simples, pourquoi la capitale a-t-elle eu un maire si tard, ou pourquoi un maire élu dans une capitale d’Etat ?

         Qui commande à Paris ? le Président de la République, le Maire ou le Préfet ?

         Le pouvoir local est-il vraiment un Etat dans l’Etat, comme beaucoup le disent ou l’écrivent ?...

       Paris est-elle une ville comme les autres ? » (p,8)

       Dans le chapitre 1, « Aperçu historique des institutions parisiennes », j’esquissais les caractéristiques historiques des institutions parisiennes :

       « … prédominance de l’Etat sur la longue durée historique, ambiguïté des conflits entre Paris et l’Etat, difficultés intrinsèques des solutions institutionnelles, spécificités historiques des institutions et enfin, à partir du deuxième empire, inadéquation de plus en plus grande des institutions à la démographie. » (p,13)

        « … Jusqu’au XXème siècle, l’emprise de l’Etat est restée très forte sur les affaires de la capitale, que ce soit sous la monarchie, l’empire, ou la république, avec des périodes plus ou moins longues d’emprise complète de l’Etat sur la capitale. »  (p,14)

          Avec au moins six épisodes successifs de crise au cours des siècles, su XIVème siècle au XXème siècle dont le plus connu est sans doute celui de la Commune en 1870, mais ces crises trouvaient naturellement leur source dans l’ambiguïté inévitable des pouvoirs à Paris, capitale de la République française, dont tout gouvernement ne peut accepter que son pouvoir soit contesté par la rue.

        «  III - « Difficultés des solutions :

         « … Les analyses qui précèdent ont montré que les gouvernements successifs, quels qu’aient été leurs fondements, n’ont jamais trouvé la bonne solution institutionnelle, le juste équilibre entre un pouvoir d’Etat qui ne peut être contesté dans sa capitale, et un pouvoir local exprimant une volonté parisienne. Le fait « Capitale » l’a toujours emporté sur le fait « Paris », sauf depuis une période récente. » (p,25)

        «  IV – Les spécificités historiques :

         Depuis l’origine jusqu’à nos jours, c’est-à-dire à partir du choix capétien de Paris comme capitale au XIème siècle, les institutions parisiennes sont singulières à un quadruple titre :

         L’Etat s’est toujours réservé des responsabilités prépondérantes dans les affaires de la capitale, et dans les structures actuelles il conserve encore un poids qui n’est pas négligeable.

         Le pouvoir central a toujours veillé à conserver la haute main sur l’ordre public au sens large, qu’il s’agisse de sûreté d’Etat ou de sûreté locale. Le Préfet de Police en est le symbole et il est le successeur des lieutenants de police de la monarchie.

       Les pouvoirs publics centraux ont quasiment toujours eu deux représentants dans la capitale, un  pour l’administration, un pour la police…

       Enfin, et depuis 1800, les collectivités locales parisiennes ont une double nature… » (p,32)

Les institutions actuelles

      La ville de Paris est dotée de deux collectivités de droit commun, une commune,             avec un  maire élu par le Conseil, et un département, avec un Président qui est également le maire de Paris, avec la spécificité d’une seule assemblée qui délibère pour le compte des deux collectivités.

       Le Préfet n’exerce plus qu’un contrôle de légalité a posteriori des délibérations des deux collectivités, mais à côté de lui existe toujours un Préfet de Police dont les pouvoirs sont importants en matière de police générale et d’ordre public.

      Il existe vingt arrondissements, que la loi Paris Lyon Marseille du 31 décembre 1982 a dotés d’un Conseil issu du suffrage universel, lequel élit lui-même le maire. Ces arrondissements de taille très différente ont des pouvoirs assez réduits.

       « Est-ce que la démocratie locale s’est trouvée renforcée par cette réforme ?... Il semble toutefois que les nouveaux arrondissements aient un peu rapproché les administrations de leur gigantesque administration centrale, encore napoléonienne  à beaucoup d’égards, et contribué à mettre de l’huile dans ses rouages, un peu plus d’humanité dans ses relations. » (p,47)

      1964 : Paris devient ville-département

       1975 : une loi donne à Paris un maire à part entière, et le département est également aligné sur le droit commun. Comme chacun sait, Chirac fut le premier maire de la capitale.

     1982 : le Maire de Paris remplace le Préfet comme exécutif du Conseil Général.

     Le Préfet de Police

        «  Le Préfet de Police est planté comme un monolithe de l’Etat dans le paysage institutionnel parisien depuis près de deux siècles et a traversé  quasiment sans encombre, sauf un court intermède sous le régime de Louis XVIII où le ministre de la Police était tout à la fois Préfet de Police et Directeur Général de la Police, toutes les péripéties de l’histoire riche et mouvementée des institutions de la capitale.

       Les fondements de l’institution reposent sur la loi du 28 Pluviôse an VIII (17 février 1800) et sur l’arrêté du 1er Messidor an VIII (1er juillet 1800) ayant valeur législative, textes qui ont conservé à la fois leur valeur et leur vigueur, puisqu’ils règlent toujours le fonctionnement de cette puissante et ancienne institution.

       Ces actes consulaires ont donné deux types de compétences au Préfet de Police, des pouvoirs normaux de police d’Etat chargés de la sûreté de l’Etat, et des pouvoirs exceptionnels de police municipale normalement dévolus aux maires, tournés vers la préservation de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité de la capitale commune….

        Précisons que le Préfet de Police dispose de deux budgets, un budget alloué par l’Etat pour l’exécution de ses missions d’Etat, et un budget voté par le Conseil municipal pour l’accomplissement des tâches municipales.

       Ajoutons enfin que contrairement à ce que beaucoup pensent, le Préfet de Police n’est pas uniquement placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, mais sous l’autorité immédiate des ministres pour les objets qui dépendent de leurs départements respectifs.

       Au titre de la police d’Etat, le Préfet de Police est le garant de l’ordre public de la capitale, manifestations, cortèges, grèves, sécurité des lieux publics, des sièges des pouvoirs publics, des ambassades, lutte contre la criminalité, mais de façon plus prosaïque, il exerce la police des cultes, des livres et des spectacles, des armes, des étrangers et des prisons.

       Au titre de la police municipale, ainsi que l’indique le texte, il procurera la liberté et la sûreté de la voie publique, celle du commerce, et plus généralement, il assumera toutes les attributions attachées à la circulation sur la voie publique, à la sécurité publique notamment en matière d’incendie, à la tranquillité publique, en ce qui concerne le bruit et la sécurité dans les établissement publics, ils sont nombreux dans la capitale, à la salubrité des denrées, à l’hygiène des établissements publics.

     Immeubles de grande hauteur et installations classées (ateliers et usines) relèvent également de ces compétences de police municipale.

     Il est évident que la réforme des institutions parisiennes, en donnant des pouvoirs de droit commun au Conseil de Paris, a créé inévitablement certaines difficultés de relations entre les deux types de pouvoir…

    La situation actuelle est politiquement plus confortable, puisqu’elle leur permet de faire endosser par l’Etat une grande partie des difficultés d’ordre public qui sont indissolublement attachées aux fonctions d’une grande capitale, ville lumière avec son corollaire inévitable d’ombres….

      La Préfecture de Police constitue le dernier rempart de l’Etat dans la capitale… «  (p,48,49,50,51)

 

La pertinence historique, politique, juridique des propositions Hidalgo

 

            Du simple au composé !

            Fusionner les deux budgets de la commune et du département parait plutôt simple avec les moyens informatiques qui existent de nos jours, sauf à bien articuler les recettes et les dépenses respectives, et en matière de contrôle, à veiller à ce qu’il ne s’agisse pas de vases communicants non fondés. Dans le passé, les services de la ville et du département ont manifesté beaucoup d’ingéniosité dans ce domaine.

        Dans le livre intitulé « La méthode Chirac »,  j’ai eu l’occasion de mettre en lumière quelques exemples de manipulation budgétaire que la juxtaposition de budgets soumis à la même autorité pouvait faciliter.

        Supprimer un certain nombre d’arrondissements compte tenu de leur poids démographiques, pourquoi pas ? Mais à la condition de poser une organisation administrative qui sauvegarde les acquits réels de démocratie locale que les institutions actuelles ont permis de réaliser.

      Revoir la répartition des compétences du maire et du préfet de police, pourquoi pas ? Mais en n’oubliant pas :

  •               L’histoire de la capitale de la France et de son rôle dans notre histoire, deux histoires souvent confondues qui militent pour la préservation d’une Préfecture de Police solide.
  •          Que la nouvelle répartition des compétences, s’il y en a une, et il peut y en avoir une, soit faite au cas par cas, après un examen rigoureux des intérêts de l’Etat, du pays, et de tous les habitants de l’Ile de France.

Qu’en sera-t-il par exemple de la préservation des intérêts de la sécurité de l’Etat, à proximité du Parlement, des grandes cours de justice, des ambassades, etc ?

  •       Que les transferts opérés, sur le terrain de la police municipale, soient cohérents, ce qui veut dire que Mme Hidalgo doit proposer une vraie organisation de police municipale, financée sur le budget communal, comme c’est d’ailleurs déjà le cas, et assumer les charges et devoirs de cette police municipale, en lieu et place du Préfet de Police. Il est évident que cette police municipale pourra, en tant que de besoin d’ordre public dans la capitale, être mise à la disposition du Préfet de Police.
  • &

            Telles sont les réflexions que suscitent actuellement les propositions connues sous le titre : « Anne Hidalgo s’attaque au statut de Paris », mais pourquoi n’a-t-elle pas évoqué un autre sujet très sensible l’indépendance de la Justice dans la capitale ?

       Ses idées auraient été d’autant plus intéressantes, que dans son corps d’origine de l’Inspection du Travail, elle fut à même d’expérimenter la problématique souvent délicate des relations juridiques entre inspecteurs et préfets.

       Au cours de ma carrière, j’ai eu maintes occasions de vérifier la susceptibilité souvent légitime des inspecteurs du travail, quant à la défense de  leur périmètre d’inspection.

       A Paris, la police judiciaire est placée sous un double commandement, le Procureur et le Préfet de Police, ce qui veut dire concrètement que le Préfet de Police est aussitôt informé de toute affaire de justice sensible, les sources les mieux informées diraient avant même le Procureur, et dans la pyramide, le ministre de l’Intérieur avant même le Garde des Sceaux.

&

        Quelles que puissent être les réformes du statut de la capitale, il va de soi que les gouvernements de la République  doivent se réserver un droit de substitution entière ou partielle dans les pouvoirs du Maire et de son Conseil, en cas de crise nationale.

Jean Pierre Renaud

Tous droits réservés

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 14:04

Honte au Conseil de Paris !

Honte au Conseil de Paris d’avoir offert nos Champs Elysées, au QSG, c’est-à-dire au Qatar  Saint Germain (ex-PSG) !


Une avenue bariolée des oriflammes bleu-blanc-rouge avec notre Tour Eiffel d’un club et d’un pays qui ne disent pas leur nom !


 

            La France est décidément un drôle de pays, et la Mairie de Paris une drôle de mairie.

        Avec le soutien quasi-unanime des élus, l’ancien Maire de Paris, avec le plein accord de la Maire actuelle, a confié au Qatar les rênes du club de foot « Paris Saint Germain », avec l’atout capital de pouvoir « vendre »  l’image de Paris, encore capitale de la France.


        Résultat : le club vient de remporter une finale de football et la Ville de Paris de s’enorgueillir de ce succès, au point de faire flotter des oriflammes aux couleurs de ce club  de chaque côté des Champs Elysées, comme à l’occasion de la visite d’un Chef d’Etat étranger, ou tout simplement du 14 juillet !

         A qui appartiennent aujourd’hui les Champs Elysées ? Au Qatar ou aux citoyens de France ?

        Un coup de pub indirecte superbe, étant donné que le nom du PSG ne figure pas sur ces drapeaux, mais avec la question : la Ville de Paris, notre grande et vieille  capitale devait-elle sacrifier sa grande histoire à l’argent, celui d’un Etat théocratique qui n’a rien, vraiment rien de commun avec la République Française, sauf avec une partie de notre élite convertie à la com et au tout pour le fric !

         Si vous avez les yeux ouverts, fusse en lisant Le Monde, publicité gratuite :

         - Le Monde du 16 mai 2014, page 3, en sous-titre d’un article sur le Qatar : « Le sort réservé par Doha aux ouvriers asiatiques confine au travail forcé »

           - Le Monde des 18 et 19 mai 2014 ; page 9 « Fair-play financier : le PSG fortement sanctionné :

        « … L’UFEA a infligé au club du Paris Saint-Germain une amende de 60 million d’euros, dont 20 ferme pour ses entorses au fair-play financier. »

 

Jean Pierre Renaud

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 09:37

Paris, le millefeuille parisien et la nouvelle « métropole » ?

 

            Un peu de bon sens !

          Pour avoir œuvré dans l’administration parisienne, beaucoup trop longtemps à mon goût, et ouvert, sinon traité, beaucoup des dossiers sensibles de la capitale,  les projets actuels de métropole suscitent de ma part une réaction que je qualifierais volontiers de bon sens.


            Le maire actuel de Paris a longtemps cru qu’il était capable de mobiliser les élus de Paris et des départements de la Petite Couronne, Hauts de Seine, Seine Saint Denis et Val de Marne, en vue de créer un instrument politique et administratif de type métropolitain, pour répondre aux attentes légitimes des citoyens, notamment dans le domaine des transports et du logement.


            Ces efforts n’ont pas eu le succès escompté, pour la raison bien simple, évoquée dans une chronique précédente, que dans la région parisienne, seul l’Etat était en mesure d’imposer sa loi, tant les rivalités et jalousies anciennes entre Paris et sa Banlieue ne créaient pas les conditions nécessaires à un bon compromis.


            Le machin

        Le gouvernement vient de relancer un projet de grandes métropoles régionales en France, dont celle de Paris, en proposant la création d’une nouvelle grande structure politique et administrative, pour ne pas dire une sorte de grand « machin » qui ressemble fort aux anciennes grandes préfectures bureaucratiques de la Seine et de la Seine et Oise, que le général de Gaulle avait eu raison de casser pour donner un peu d’air démocratique à la banlieue.


            Je suis un peu surpris par ce projet, alors qu’il serait sans doute plus simple de s’appuyer sur la Région Ile de France, sur son appareil administratif, et de faire cohabiter dans les mêmes lieux deux formes de représentation politique, c’est-à-dire deux conseils, l’un, l’actuel dans sa compétence de région, l’autre dans sa nouvelle compétence de métropole, à vocation géographique plus réduite, les mêmes élus de la région et de la métropole ayant deux casquettes de compétence.

Jean Pierre Renaud

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:34

Delanoë : « Comment j’ai changé Paris »

CinéTélé OBS  Nouveau, du samedi 14 au vendredi 27 septembre

6 pages avec photos en couleur

Exercice de critique politique et médiatique : un bel exercice de com’ politique indirecte du Nouvel Observateur en faveur d’Hidalgo !

Pour ainsi dire, de la Com’ Entre Amis !

 

            L’actualité politique de la fiscalité parisienne :

            Le propos du maire sortant (page 6): «  …. Il est heureux que les recettes fiscales aient augmenté. :

             «  J’avais annoncé dans la campagne des municipales de 2008 que je les augmenterais en 2009 et 2010. J’ai fait ce que j’avais dit : ni plus ni moins. La hausse a été de 9% en 2009 et de 8% en 2010. Ce sont les deux seules augmentations d’impôt en  treize ans… Deuxièmement, j’ai créé une taxe foncière départementale qui existe dans tous les départements français depuis toujours et qui sert à financer les dépenses sociales. Paris était le seul département français où elle n’existait pas et où les propriétaires ne contribuaient donc pas aux dépenses sociales. J’en ai fixé le taux à 3%, le plus bas de France. »


            Commentaire sur l’évolution de la fiscalité locale

           L’ambiguïté du discours : le maire entretient l’ambiguïté entre les taux et les recettes, car il est évident qu’il y une différence entre un taux d’impôt et sa recette, mais soit ! Allons plus loin ! 

            L’astuce fiscale du maire : la création d’une taxe foncière départementale

           Il est en partie inexact de déclarer que « Paris était le seul département de France où elle n’existait pas et où les propriétaires ne contribuaient pas à aux dépenses sociales. J’en ai fixé le taux à 3%, le plus bas de France » (page 6)

          Le maire omet de rappeler que Paris est la seule collectivité à double face communale et départementale, et feint de laisser penser que le « même » contribuable parisien ne contribuait pas à équilibrer le budget des dépenses sociales à travers une subvention d’équilibre qui était tirée au moins en partie de la même taxe foncière ?

         « 3% » comme indiqué plus haut, ou 5,13% comme indiqué sur ma feuille d’impôt 2013 ?


            La communication politique indirecte du « couple » Nouvel Obs et Delanoë

       Le discours Delanoê : « J’ai changé Paris », un exercice réussi de communication politique de la part d’un ancien professionnel de la com’ privée converti à la com’ politique, mais il est possible de se demander pourquoi l’hebdomadaire a offert ces six pages dans ce supplément au maire sortant, si ce n’était pour attaquer l’adversaire de son héritière désignée, qu’il cite très habilement une petite fois, de façon détournée.

         Alors, il est vrai, comme le maire sortant l’indique,  que sa gestion a permis d’assainir une gestion parisienne plutôt corrompue, mais pour ceux qui ont suivi la gestion de cette époque, le quatuor socialiste des conseillers de Paris du 18ème arrondissement n’a jamais trop contesté la gestion chiraquienne, ni publié beaucoup de dossiers de corruption au cours de la même période.

          Par ailleurs, la phrase « J’ai changé Paris » n’est-elle pas un gros brin présomptueuse au regard du passé millénaire de notre capitale ?


           Et enfin,  l’évocation de la Tunisie, et de la relation quasi-physique du maire avec son cher Bizerte aurait sans doute pu susciter la seule question véritablement dérangeante de ce bel exercice de com’ :


      Quelle a été la relation qui a pu exister entre le maire de Paris, socialiste et républicain, et l’ancien régime dictatorial de Ben Ali ?


Jean Pierre Renaud

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 09:57

Humeur Tique : Présidentielles 2012

Une manipulation médiatique du journal Le Monde des 22, 23 avril 2012 ?

Rêve Eveillé Psy ou Réalité ?

Premier mouvement :

En première page du journal, un titre à droite « Traversée d’un pays en campagne » avec une photo (un cinquième de page) intitulée « Visite de François Hollande à La Réunion, le 1er avril », une photo où l’on voit une réunionnaise tendant le bras et la main au candidat de passage, en voiture, qui la salue lui-même de la main.

Deuxième mouvement :

Dans la rubrique nouvelle et appréciée de « L’Oeil du Monde », deux pages, les 16 et 17, de photos sur la campagne, 3/4 de page sur la 16 et 4/4 de page sur la 17.

Sur la 17, à nouveau, mais en plus grand, presqu’une moitié de page, la photo de la première page, c’est-à-dire celle de la dame de La Réunion.

Belle piqure de rappel pour le lecteur !

Et pour ceux qui n’ont jamais lu le livre ancien de Vance Packard (1957) dont le titre est « La persuasion clandestine », il pourrait s’agir ici d’un très beau cas de « persuasion clandestine » qui mériterait d’être analysé dans les grandes écoles de com.

Et qui plus est, ces belles photos ont été publiées, après la clôture de la période de propagande électorale autorisée.

Certains diront, affabulation, déformation, mauvaise foi !

D’autres diront, difficile de croire à de la candeur de la part d’un journal vacciné à la politique ?

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:00

Les propositions archaïques de M.Bartolone (député et Président du Conseil Général de la Seine Saint Denis) pour une réforme des communes de l’Ile de France.

 

            C’est à se demander si M.Bartolone connait l’histoire encore récente de l’Ile de France, avec la disparition nécessaire de ces « monstres » administratifs qu’étaient les Préfectures de la Seine et de Seine et Oise.

            Veut-il créer un nouvel Etat dans l’Etat ? Alors que Paris, en tant que commune et département, a conservé quelques belles cartes de cet Etat dans l’Etat du passé, c’est vrai, mais la réforme souhaitable ne passe sûrement pas par la création d’une nouvelle usine à gaz.

            En concurrence avec la région Ile de France ? Une nouvelle superstructure politique et administrative ? Alors qu’il faut simplifier à tout prix notre millefeuille administratif ?

            M. Bartolone croit-il qu’avec une telle réforme on assurera mieux à la fois l’efficacité et le contrôle de la gestion publique ? Certainement  pas !

            Une administration centrale du social commune aux quatre départements fondus en un seul ? Alors que l’efficacité même de l’intervention sociale est conditionnée à la fois par la délégation et le contrôle ?

Ainsi que le proposent d’autres élus, il faut donc emprunter une voie plus raisonnable, passant incontestablement : 

- par une meilleure contribution des départements riches au profit des départements pauvres, et si ce mécanisme de redistribution n’est politiquement pas facile à faire voter, il n’est pas trop difficile à mettre en place,

- par la syndication effective des budgets du logement et des transports en commun.

Jean Pierre Renaud

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:42

Chirac condamné

 

            Le commentaire :

            Un réquisitoire exemplaire de plus de 170 pages qui démontre, aux yeux des spécialistes, une connaissance précise et approfondie des institutions parisiennes qui ont servi de support et de décor pour les infractions relevées et sanctionnées par une Justice indépendante, pendant la période considérée.

            Une forme d’exploit de la part de magistrats pénalistes !

            Une analyse implacable du fonctionnement du « système » Chirac qui a bien existé, et dont les 19 ou 29 emplois fictifs épinglés, ne constituent que la partie émergée de l’iceberg, contrairement à une des thèses encore hier avancée par un de ses avocats.

            Une Justice de la République indépendante !

Ici, comme dans un procès précédent qui a fait la Une médiatique, le principal prévenu, relaxé, collaborateur de premier rang de l’ancien président, devrait sans doute être le premier à s’en féliciter.

Un procès qui vient bien tard ! Mais la faute à qui ?

Un procès qui a coûté cher, compte tenu de l’armada de ténors du barreau de Paris qui ont été mobilisés pour la défense Chirac, et de la charge de travail qu’il a représenté au titre de l’instruction et du jugement.

Des frais d’avocat qui seront pris en charge par l’Etat, comme il en a été peut-être le cas dans le procès des écoutes téléphoniques de Mitterrand ou dans celui du préfet Bonnet ?

Car, on ne le dit pas assez, ces procès coûtent beaucoup d’argent, ne serait-ce que pour le fonctionnement de la Justice de la République !

A titre anecdotique, et pour avoir été un témoin direct de ce processus politique et administratif, le réquisitoire indique à un moment donné, dans les pages 80, que jusqu’en 1988, les fameux contrats « fictifs » n’étaient pas transmis au préfet, au titre du contrôle de légalité, et c’est tout à fait vrai.

Il y avait une sorte de connivence entre préfets et maire pour ne pas gêner l’action du nouveau maire, sous le prétexte de la nouvelle décentralisation, et donc des pouvoirs nouveaux d’un maire.

Mais, pourquoi ne pas ajouter qu’il existait alors, et aussi, au sein du Conseil de Paris, une sorte de connivence entre PS et RPR à ce sujet, comme sur d’autres sujets sensibles ?

Jean Pierre Renaud

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:45

Humeur Tique : Paris Plage et la démocratie parisienne, l’enquête publique des berges de la Seine

Les tanks 4x4 de la capitale et sa majorité écolo-socialiste

 

         Les berges de la Seine : le projet de leur aménagement est soumis à l’enquête publique.

Bling bling, et pleins feux pour agir à l’ombre ?

            On peut ne pas éprouver une tendresse particulière pour le bling bling plein com de la grande élue du 7éme arrondissement de Paris, et partager son étonnement quant au choix des dates qui ont été retenues pour lancer cette enquête publique.

            N’est-il pas clair que l’on veut ainsi manipuler le choix des citoyens, car le maire lance son enquête à un moment du calendrier qui n’est pas représentatif du corps électoral de Paris !

Au cours de cette enquête, Il y aura sans doute plus d’amateurs de Paris Plage que d’acteurs d’une vie économique et sociale au ralenti !

 

         Les tanks 4x4 de la capitale et de sa majorité écolo-socialiste

Le maire de Paris mène une politique systématique d’asphyxie de la circulation automobile qui frôle quelquefois l’absurdité, lorsqu’il réaménage un carrefour dans le bois de Boulogne, celui des Cascades, en y laissant  de grands espaces vides et sablés pour un coût total d’environ 1,5 million d’euros, avec pavage d’une partie de la nouvelle chaussée, s’il vous plait !

            Pourquoi ne pas donner un nouveau nom à ce carrefour, celui des Pigeons ?

            Ceci dit, pourquoi pas ? Si cette politique n’est pas trop en contradiction avec celle qui tend à conserver à la capitale ses entreprises !

            Mais comment ne pas être étonné de voir de nombreux tanks 4x4 encombrer les rues et les trottoirs, et polluer la capitale, alors que leurs propriétaires ont sans doute les moyens de fréquenter les nombreux parkings, mais payants, de la ville ?

            Le maire d’une grande ville telle que Paris serait à ce point démuni de pouvoirs pour contenir la pollution des tanks 4X4, plus encore que la voiture de madame et monsieur tout le monde ?

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Published by pas de pseudo - dans Paris
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