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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:14

Le film « Le labyrinthe du silence » de Guilio Ricciarelli

Durée 2 heures 03, une durée de nature à inquiéter un spectateur, compte tenu du sujet, et bien non, le film déroule son sujet, difficile, comme un polar.

Pourquoi ce film a un grand intérêt ? Tout autant sur le plan historique que sur le plan de la morale publique et privée des citoyens et autorités qui exercent un pouvoir ?

Dans l’Allemagne de l’Ouest de l’après- guerre, en 1958, et donc avant la chute du mur de Berlin, un jeune procureur a l’ambition de traduire en justice des officiers nazis qui ont commis des crimes de guerre dans le camp de concentration d’Auschwitz.

Le jeune procureur y réussit en dépit de toutes les oppositions rencontrées.

Sur le plan historique : il est encore très difficile de comprendre comment la nation allemande, ou pour le moins une grande partie de son élite, a pu cautionner un régime dictatorial qui a légitimé l’extermination de populations au moyen des camps de concentration et des fours crématoires.

Car peu nombreux ont été les exemples de désobéissance et de révolte !

Le film montre bien que longtemps après, l’Allemagne a refusé la vérité, et qu’il a fallu beaucoup de persévérance pour que la justice accepte de poursuivre et de condamner les quelques bourreaux survivants.

Les explications qui sont proposées après coup sont nombreuses, mais en dehors de toute intoxication idéologique ou politique, et compte tenu du rouleau compresseur de la propagande hitlérienne et de ses très nombreux instruments de contrôle, reconnaissons qu’il fallait du courage, beaucoup de courage pour oser défier les organes de la dictature hitlérienne, au risque d’être fusillé ou d’aller soi-même dans un camp d’extermination.

Dans tous les régimes totalitaires, qu’il s’agisse de l’URSS ou de la Chine, toute révolte ou refus d’obéissance se fit au risque de sa vie et de celle de ses proches.

La France de l’Occupation connut le même type de problématique, surtout après 1942, lorsqu’il fut de plus en plus clair que le régime de Pétain s’était rallié au régime hitlérien.

Cette année, de nombreux documentaires ont été diffusés sur ces sujets et montré les risques que les plus courageux des Français et des Françaises ont pris pour lutter contre l’occupant.

Sur le plan de la morale publique et privée :

Deux exemples de nature tout à fait différente pour bien comprendre les enjeux de l’obéissance aux ordres ou à la loi, pour ne pas parler de la servilité, car il est évidemment impossible de mettre sur le même plan un « non » en état de guerre et un « non » en état de paix.

La guerre d’Algérie ou l’obéissance aux armées : les limites d’une obéissance imposée aux soldats, sous-officiers et officiers, sous le précepte bien connu de « La discipline fait la force des armées », la discipline jusqu’à quel point ? Fusse en commettant un crime de guerre ? Comme il en fut commis ?

Il est évident que dans toute guerre, comme ce fut le cas en Algérie, mais pas dans tous les secteurs, ni tout au long de la période, les affrontements furent souvent d’une telle violence dans les deux camps, qu’il pouvait être difficile d’empêcher ce qu’on dénommait gentiment de « bavure ».

Au cours de cette guerre civile et fratricide, beaucoup plus d’officiers ou de sous-officiers qu’on ne dit ou écrit, ont refusé toute « bavure ».

L’amnistie des crimes de guerre dans les deux camps fut un erreur que nous payons encore de nos jours en donnant du grain à moudre à une histoire postcoloniale de type idéologique.

Au service de l’Etat : le service de l’Etat créée des situations où l’on peut se trouver confronté au problème de l’obéissance aux ordres, conformes ou non à la loi, mais dans des conditions de tension et de gravité qui n’ont pas grand-chose à voir avec celles d’une guerre.

Je me souviens d’une déclaration de M.Jospin faite dans les années 2000 qui invitait les fonctionnaires à dénoncer auprès des juges les cas de violation de la loi par telle ou telle autorité publique, en vertu d’un article 40 qui était alors une nouveauté.

Pourquoi ne pas dire tout simplement, que cela revenait sans doute, et tout d’abord, à dire non à son ou ses supérieurs, en prenant le risque de voir sa carrière brisée ?

Dans les années 1980-1990, y-a-t-il eu des élus de droite ou de gauche, ou des hauts fonctionnaires témoins de la corruption engendrée par le système chiraquien, un mélange des genres entre le RPR et la Ville de Paris (emplois fictifs très nombreux et marchés truqués), qui l’ont dénoncée ?

Il faut donc avoir un certain courage, pour ne pas dire du courage, pour dire non, sauf à le faire, comme certains élus ou fonctionnaires, de façon anonyme.

On voit bien que dans ce type de situation au fond confortable, où on ne risque pas sa vie ou celle de ses proches, le saut n’est pas toujours facile.

Jean Pierre Renaud

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:22

Trois films hors du commun

« La maison du toit rouge » de Yoshi Yamada, film japonais : une chronique familiale intéressante dans le Japon de l’avant 1939, année de l’entrée en guerre de ce pays, pourquoi intéressante ?

Une bonne très attachée à sa famille d’accueil nous fait le récit de la vie familiale à travers ses carnets de note intimes. Elle nous fait entrer dans le décor, les mœurs, la vie intime de ses deux employeurs, aiguillonnée par l’intrigue amoureuse que sa patronne noue avec un ami de son mari.

Ambiance japonaise garantie, tentation extraconjugale de la liberté contre la routine, et en définitive, le sauvetage du couple à la suite d’un subterfuge monté par une bonne très dévouée.

« Taxi Téhéran » de Jafar Panahi : film étrange et déroutant dont l’intrigue tout intellectuelle et politique, s’il en existe une, se déroule dans un taxi qui circule en continu dans la capitale de Téhéran.

Tout tourne autour de l’artiste créateur, un peu lassant, narcissique, mais avec le mérite de nous montrer la face cachée d’un pays et d’une société privée de beaucoup de libertés : il n’est donc guère d’autre solution que de faire vivre ces libertés dans un taxi.

« Les optimistes » de Gunhild Magnor, film norvégien : il faut écrire film, plutôt que documentaire, tel que désigné par les guides, parce que le récit de ce groupe de femmes norvégiennes déjà âgées, flirtant avec le troisième ou quatrième âge (de 65 à 95 ans) donnent un très bel exemple de vie, pour ne pas dire de jeunesse, et en définitive de cinéma revigorant.

Elles font le pari fou d’aller disputer en Suède un match de volley-ball contre une équipe d’hommes également mûrs, et s’entrainent pour être à la hauteur du défi.

JPR et MCRV

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 14:55

Le film « The Imitation Game » de Morten Tyldum

 


            Un film historique, mais pas seulement, tout à fait intéressant, d’autant plus à mes yeux, qu’il aborde un des pans trop souvent ignorés des guerres, celui des stratégies indirectes chères au Chinois Sun Tzu, un domaine que j’ai exploré longuement il y a quelques années.

           

       Il s’agit de l’histoire d’un chercheur anglais, Alan Turing, qui a démonté les secrets de la machine allemande de cryptage de la messagerie militaire « Enigma », utilisée par le commandement militaire allemand, sur tous les fronts, sur mer, sur terre, et dans les airs.

            Grâce au génie de ce mathématicien, la Grande Bretagne a été capable de déchiffrer les messages des armées allemandes.

            Il est évident qu’une telle prouesse a donné un avantage capital aux Alliés dans leur affrontement militaire avec les Allemands, et tout en sauvant un nombre incalculable de vies humaines, elle a mis dans les mains des Etats-majors alliés un atout capital pour la victoire.


            Entrecroisée avec cette histoire de la guerre secrète, une autre histoire émouvante, celle d’un héros inconnu dont la sexualité était alors condamnée par la loi anglaise.

              Une histoire que vient clore le suicide d’Alan Turing, avant que ne soit reconnue officiellement l’humanité différente des homosexuels.


           Enfin la mise en lumière de la première mise au point d’une machine de type informatique !

 

JPR et MCV


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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:37

Clin d’œil cinéma

Quelques films remarquables à revoir ou à voir

 

       Quelques mots tout d’abord sur trois films excellents :

          « Le jour se lève » de Marcel Carné avec Arletty et Jean Gabin,   une belle histoire d’amour tragique à l’ancienne,

         « The Servant » de Joseph Losey, où l’on comprend comment la relation servile de maître à valet peut progressivement s’inverser au profit du valet,

         «  Ariane » de Billy  Winders où la délicieuse Audrey Hepburn s’amourache d’un riche américain séducteur professionnel (Gary Cooper), et finit, à la suite d’une série de quiproquos drôles, par emporter la mise.


         Deux autres films plus sérieux, mais très distrayants, donnent à réfléchir sur notre destinée :

           En premier « Still the water » de Naomi Kwase, un film japonais dont l’intrigue se situe en permanence entre les deux eaux de la vie et de la mort, au bord d’une côte japonaise magnifique.

            Le 13 février 2012, sur ce blog, nous avions dit notre plaisir d’avoir vu le film « Hanezu, l’esprit des montagnes » de la même réalisatrice, Naomi Kawase.

          Elle nous avait offert une première immersion dans la culture traditionnelle  japonaise tout imprégnée  de mythes et de fusion entre les êtres humains et la nature. C’était une vieille et belle histoire de combat entre deux montagnes, avec en fond de décor de très beaux paysages, et l’intrigue d’une histoire d’amour.

        Le nouveau film  « Still the water » nous plonge à nouveau dans cet univers japonais naturel et mystique, dans lequel les êtres humains semblent baigner dans l’entre - deux de la vie et de la mort, avec d’autant plus de force ici, qu’il s’agit de l’histoire d’une jeune femme condamnée à mourir, et entourée jusqu’au bout par sa famille et son entourage, dans le halo d’un monde de l’après…

       De superbes images, ne serait-ce que celles de ces deux adolescents à vélo, avec un garçon qui pédale et une fille debout, juchée sur le porte bagage, qui courent le long d’une côte ensoleillée et magnifique, le garçon, enfant d’une mère à la vie sentimentale agitée, et la fille, enfant de cette mère prête à mourir !


            A égalité, le film Calvary de John Michael McDonagh, l’histoire tragique d’un prêtre irlandais, le père James, officiant dans une paroisse des côtes irlandaises, condamné à être exécuté par un de ses paroissiens qu’un prêtre a violé au cours de son enfance.

           Un film qui vous laisse littéralement groggy à la sortie, parce qu’il raconte cette lutte d’un prêtre menacé de mort, mais en même temps prêt au sacrifice de sa vie. Il en connait d’autant  mieux les forces et les faiblesses, qu’il a été ordonné prêtre, après la mort de son épouse, dans une société irlandaise qui est la caricature de notre Occident un gros brin décadent.

         Dans cette mer irlandaise noire agitée, un grand rayon de soleil avec la fille du père James qui retrouve toute sa santé en revenant à ses côtés.


         Le journal La Croix du 26 novembre 2014 a publié une critique positive de ce film, un vrai thriller, et à juste titre, sous le titre « Compte à rebours pour un prêtre irlandais », une critique tout autant courageuse de la part d’un quotidien qui manifeste une belle indépendance d’esprit, en ne craignant pas, comme d’habitude, de ne pas celer les fautes de l’église catholique, apostolique, et romaine, ici, celles bien connues aujourd’hui de l’église d’Irlande.


     Je terminerai en disant que la tragédie de ce prêtre irlandais rappelle, dans des circonstances très différentes, et quasiment opposées, la destinée du prêtre alcoolique et grand pêcheur devant l’Eternel décrit par Graham Green dans le livre «  La puissance et la gloire 


JPR avec MCV

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 09:43

Le film « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? »


 

            Notre intention n’est pas de faire une publicité supplémentaire à un film qui connait un grand succès, sans doute justifié.


            Le scénario porte sur l’histoire du mariage de quatre filles issues d’un milieu provincial, catholique et bourgeois, avec quatre hommes issus de cultures, de religions, ou de couleur différentes : juif, arabe, chinois, et en finale noir africain.

           L’intrigue tourne autour des préjugés qui marquent les rapports entre ces huit personnages dont les origines sont très différentes, et elle a l’ambition à la fois de les stigmatiser tout en faisant rire.

         La pièce est bien jouée et le spectateur rit souvent, effectivement et de bon cœur.

         Si ce film contribue à améliorer la tolérance entre français issus de religions et de peuples différents, tant mieux !


        La question se pose toutefois de savoir si ce pastiche réussi éclaire suffisamment la situation complexe de la France d’aujourd’hui, d’un pays qui a beaucoup de peine à faire face au véritable choc des cultures face à une immigration relativement importante, souvent concentrée dans quelques départements, villes ou quartiers, nous en sommes beaucoup moins sûrs.


           Pourquoi d’ailleurs ne pas se poser la question d’une intrigue qui mettrait en scène, dans un scénario 2, quatre hommes au lieu de quatre femmes ?

Vaste débat, à la vérité !


MC et JP

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:49

Le film « Un été à Osange County » de John Wells

 

 

 

           Un film dont on ne sort pas vraiment indemne, compte tenu de la violence des  dialogues, des scènes de famille qui entourent les obsèques d’un pater familias alcoolique qui n’était pas un modèle de vie, pas plus que son épouse droguée aux médicaments, ses trois filles, et leurs époux, présents à la cérémonie.

            Tout se passe en plein été, sous la chaleur torride de l’Oklahoma, au cours d’un repas familial mémorable de funérailles, où surgissent des haines recuites et des jalousies, un secret de famille longtemps caché et dévastateur, celui d’une paternité ignorée.

            Tout au long de ce film violent, le spectateur est captivé par le jeu exceptionnel de l’actrice Meryl Streep dans le rôle de Violet, une épouse et mère qui n’ a jamais été dupe de rien.


        Une tragédie qui exhale une sorte de parfum de « Huis clos » sur le thème sartrien de « l’enfer c’est les autres ».

 

Et le super navet cinq étoiles « The grand Budapest Hotel » de Wess Anderson


 

          Une histoire à dormir debout, et plutôt que de dormir assis, nous sommes sortis avant la fin !


          MC et JP

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 19:16

Le film « Ida » de Pawel Pawlikowski


 

            Ce film a tellement fait l’objet de coups d’ « encensoirs », qu’il parait difficile d’oser le commentaire.


            L’histoire se passe dans la Pologne communiste des années 1960, pour le spectateur qui aurait déjà oublié que la Pologne était alors communiste.

            Une jeune femme, orpheline, pensionnaire d’une institution religieuse, sur le point de faire ses vœux de consécration de sa vie au Christ, découvre qu’elle a une tante, que cette dernière exerce des fonctions de juge communiste, et qu’elle connait toute l’histoire de sa famille d’origine juive, assassinée pendant la guerre.

            Avec sa tante, la jeune femme part à la recherche de son passé, du lieu où ses parents ont été assassinés et enterrés. A l’occasion de cette quête redoutable, sa vocation  faiblit, mais en définitive, l’expérience la renforce dans sa vocation.

            Effet de la grâce, diraient les catholiques ?


            En tout cas un film poignant sur la destinée du peuple juif, avec le juste parti pris d’un film en noir et blanc, les deux couleurs du désespoir et  de la lumière.  

           

          MC et JP

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:52

Le film « Le vent se lève » de Hayao Miyazaki


 

            Un dessin animé remarquable par ses images, le décor ancien du Japon, son rythme, avec deux personnages centraux, l’ingénieur Horikoshi et la femme qu’il aime, dessinés et animés d’une telle vie qu’on oublie vite qu’il s’agit de personnes « animées ».

            Pour ceux et celles qui sont attirés par la civilisation japonaise, cette fresque  les remplira de bonheur en les projetant dans le décor familier des maisons, les tatamis, les socques des acteurs, les kimonos des femmes, tout en leur rappelant que le Japon a construit une civilisation qui s’est toujours inscrite dans l’impermanence du temps, compte tenu de la menace permanente des tremblements de terre, souvent évoqués dans le film.


             Reste l’histoire elle-même : au-delà du roman d’amour cité, roman tragique étant donné que la jeune épouse est condamnée à mort par sa maladie, en parallèle sans doute du destin tragique que connut le Japon pendant la deuxième guerre mondiale. L’ingénieur aéronautique  y fut étroitement associé, compte tenu de sa responsabilité dans l’invention du fameux chasseur embarqué japonais « Le Zéro », si redouté des Alliés, pendant tout le conflit.


            Une histoire ambiguë, mais qui a le mérite de nous faire découvrir les efforts que le Japon déploya pour se doter d’une aviation capable de faire jeu égal avec les Allemands, les Anglais, ou les Américains, et donc de rivaliser en puissance.

         Habilement, dans un rêve toujours renouvelé, le réalisateur fait dialoguer l’ingénieur Horikoshi avec l’ingénieur aéronautique italien Caproni, sorte de  père spirituel, qui a effectivement existé, et joué un rôle important dans la création d’une aviation  italienne moderne, à la fois à titre d’initiateur et de modèle à suivre pour inventer un avion, dans le cas présent, le chasseur Zéro.


       Et pourquoi ne pas conclure sur le mode de la perplexité, quant à une bonne et fidèle interprétation de ce film ?


MC et JP

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:26

Le film « A touch of sin » de Tian Zhu Ding


 

            Ce film a fait l’objet de nombreux commentaires souvent élogieux, lesquels nous ont incités, en dépit de sa durée, plus de deux heures, à aller le voir, notamment dans l’espoir d’y trouver une évocation de cette Chine moderne qui transforme le monde.


          En réalité, qu’avons-nous vu dans ce film ? Une sorte de documentaire sur des tranches de vie de Chinois ou de Chinoises relativement jeunes, marquées avant tout par la violence, la vengeance ou le meurtre.

        Mais aussi, en permanence, une corruption généralisée, d’autant plus importante qu’elle touche des membres influents du parti communiste, la misère des pauvres, et une dérive des mœurs qui poussent les jeunes à tous les excès.


       Et puis, en fond de décor, le vertige saisissant d’une Chine qui parait en pleine folie d’urbanisation !


      A trop vouloir dénoncer les dérives en tout genre de ce grand pays, ce film flirte en permanence avec la caricature !


MCRV et JPR

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 11:49

Le film « Philomena » de Stephen Frears


 

            Incontestablement un film intéressant pour au moins deux raisons, la première, la relation du drame d’une mère irlandaise, Philomena, à laquelle on a enlevé son enfant pour des raisons de morale puritaine religieuse.


           Cinquante ans après, elle ose en parler à sa fille. Elle part à la recherche de son fils qui lui a été arraché, et ce jusqu’aux Etats Unis.

       La deuxième, le rappel historique de la tyrannie de l’Eglise catholique d’Irlande qui condamnait les filles mères, incitait les parents à placer leurs filles-mères dans des institutions religieuses pour les rééduquer par le travail, tout en leur enlevant leurs enfants pour les faire adopter.


        Cette histoire irlandaise n’aurait-elle pas pu, par beaucoup d’aspects, également, être française ?

           Il n’y a pas si longtemps, la condition des filles mères n’était pas non plus très brillante dans notre pays, et à beaucoup d’égards, un certain nombre de pasteurs de l’’Eglise catholique, apostolique et romaine, ainsi que de grands bourgeois hypocrites, prônait une doctrine extrême du péché de la chair qui conduisait les pauvres pécheurs ou pécheresses à porter leur croix toute leur vie.


MC et JP

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