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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:03

Le scénario du soupçon républicain légitime ou du mélange des genres entre médias, politiques, ou magistrats !

       Le rappel du processus judiciaire :

             Le 25 janvier 2017, le Canard Enchaîné fait sa Une avec ses « révélations » sur le couple Fillon,

            Le 27 janvier 2017, quarante- huit heures après, le Parquet National Financier ouvre une enquête préliminaire,

            Le 7 février 2017, le Monde fait sa Une sur « De nouveaux éléments de l’enquête judiciaire fragilisant François Fillon », et dans les pages 6 et 7, les deux détectives infatigables du même journal, D et D, écrivent :

          « Les enquêteurs suspectent…Selon les éléments réunis par Le Monde, l’enquête préliminaire… Ainsi, selon nos informations, les enquêteurs ont adressé la semaine dernière une réquisition judiciaire à la grande chancellerie de la Légion d’Honneur…. Les magistrats du PNF et les policiers de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières… Autre avancée importante dans l’enquête, les policiers en savent désormais plus sur les raisons qui ont justifié… François Fillon a révélé lui-même aux policiers, lors de son audition, le 30 janvier… »,

          et de citer le contenu des déclarations que les époux Fillon auraient faites au cours de l’enquête dans un autre article intitulé : « Mme Fillon : « Jamais je n’ai officialisé ma qualité d’assistante parlementaire… elle avait donc « deux casquettes », etc…. »

       Les mots du soupçon

       J’ai souligné les mots qui fâchent, car comme l’indique le journaliste spécialiste des affaires judiciaire du même journal, Franck Johannès, à la date du 3 mars 2017, page 8 :

        Aux deux questions ci-après, le journaliste répond :

       « N’a-t-il pu se défendre ?

        « Non effectivement. L’enquête est secrète jusqu’à la convocation du mis en examen, qui permettra à ses avocats (et à eux seuls, théoriquement, il faut une autorisation des juges pour la transmettre à leur client) d’avoir accès à la procédure…. »

       « Est-ce une enquête « à charge », comme le dit François Fillon ?

       « Nécessairement. A la suite des révélations du Canard Enchaîné… »

        Autre exemple, Le Journal du Dimanche du 26 février 2017, faisait sa Une avec le titre « Ce que les juges ont contre eux »

        Ah bon ?

      Le soupçon

        A la façon « innocente » du Monde, quotidien dit encore de référence, - mais l’est-il encore compte tenu de certaines de ses fréquentations dans la presse de caniveau politique ?, -  le même journal a publié le 1er mars, page 12, un état des lieux sur les embauches familiales des députés, avec pour titre : «

          « Un député sur six emploie un membre de sa famille

       Au moins 103 députés, sur 572, ont des liens familiaux avec leur assistant, selon notre enquête. »

       Mon premier commentaire serait de m’exclamer : mais à qui est-il possible de faire confiance aujourd’hui, sinon d’abord à un membre de sa famille ?

      Une telle situation n’avait  pas, jusqu’à présent, beaucoup ému certains magistrats, politiques, ou médias.

      Les fuites policières, judiciaires, ou politiques.

            Pour que les autorités politiques ou judiciaires ne viennent pas dénoncer les attaques dont la justice fait l’objet, il aurait peut-être fallu que les magistrats aient le courage de déposer plainte pour violation du secret de l’enquête, avec une exigence toute particulière, étant donné que leurs initiatives ont été prises dans un processus de choix électoral démocratique.

            Entre le 7 février 2017 et le 15 mars 2017, le délai était suffisant pour effectuer une enquête policière.

            Or, nous avons vu plus haut comment la procédure engagée était inquisitoire, les médias étant associés aux accusations à charge.

        L’échelle de grandeur des infractions supposées : notre justice n’est-elle pas trop franco-franchouillarde, à l’exemple d’une grande partie de notre élite.

            Emploi des assistants parlementaires contre intelligence  « financière » du personnel politique avec une puissance étrangère ?

            Un seul exemple, dans la « source » publiée « « Nos très chers émirs » de MM Chesnot et Malbrunot, (pub gratuite), la justice pourrait trouver un beau champ d’investigation pour débusquer tous ces trafics d’influence et les soupçons de corruption qui minent et discréditent notre indépendance nationale.

 Jean Pierre Renaud

           

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